Concours d’entrée en médecine et dentisterie 2026 : les chiffres clés décryptés
Le concours d’entrée en médecine et dentisterie 2026 a réservé son lot de surprises : davantage d’admis, des scores en baisse et des écarts importants entre les candidats. Découvrez notre analyse des statistiques officielles de l’ARES et les enseignements à retenir pour préparer le concours 2027.

Le verdict est tombé ! Après le concours d’entrée en médecine et dentisterie organisé le 27 août 2026, l’ARES a publié les résultats officiels : sur 6 884 inscriptions, 5 498 candidats et candidates ont été délibérés et 1 947 ont finalement été admis à entamer des études de médecine ou de dentisterie.
À première vue, ce ne sont que quelques chiffres. Mais lorsqu’on les compare aux résultats du concours 2025, ils révèlent une évolution particulièrement intéressante : le nombre d’admis augmente fortement alors que les performances moyennes des candidats diminuent.
Que faut-il réellement retenir du concours 2026 ? La médecine est-elle devenue plus accessible ? La dentisterie reste-t-elle aussi sélective ? Quelles matières ont posé le plus de difficultés ? Les répétants ont-ils réellement un avantage ?
Décryptons les chiffres !
Près de 2 000 admis : une nette progression par rapport à 2025
Le premier chiffre marquant est celui du nombre total de lauréats. En 2026, 1 947 candidats ont été admis, contre 1 648 en 2025. Cela représente 299 admissions supplémentaires en un an, soit une progression d’un peu plus de 18 %.
Cette hausse est d’autant plus remarquable que le nombre d’inscriptions n’a augmenté que modérément. Il est passé de 6 674 inscriptions en 2025 à 6 884 en 2026, soit environ 3 % de candidats supplémentaires.
Si l’on rapporte les admissions aux candidats délibérés, le taux global d’admission atteint environ 35,4 % en 2026, contre environ 31,1 % en 2025.
Autrement dit, un peu plus d’un candidat délibéré sur trois a obtenu une place cette année.
Attention cependant à ne pas interpréter ce chiffre comme un seuil de réussite classique. Il s’agit bien d’un concours : il n’y a ni moyenne générale à atteindre ni cote d’exclusion. Ce qui compte, c’est d’être classé en ordre utile dans la filière choisie.
Cette distinction est essentielle pour comprendre les résultats qui suivent.
Médecine : près de 40 % des candidats délibérés sont admis
La médecine concentre logiquement la majorité des admissions. Parmi les 4 200 candidats délibérés en sciences médicales, 1 675 ont été admis.
Cela correspond à un taux d’admission d’environ 39,9 %.
La comparaison avec 2025 est intéressante. L’année dernière, 1 462 candidats avaient été admis sur 4 119 candidats délibérés, soit environ 35,5 %.
Pour autant, conclure que le concours serait devenu « facile » serait une erreur. Environ six candidats sur dix restent non admis en médecine, et le classement signifie que chaque point gagné peut faire la différence entre une admission et une place située juste sous la limite.
Dentisterie : toujours beaucoup plus sélective, malgré une amélioration
En dentisterie, la situation reste nettement plus tendue.
Sur 1 298 candidats délibérés, seulement 272 ont été admis, soit un taux d’admission d’environ 21 %.
Cela signifie qu’environ quatre candidats sur cinq n'obtiennent pas de place.
Pourtant, ici aussi, la comparaison avec 2025 montre une amélioration significative. L’année dernière, seuls 186 candidats avaient été admis parmi 1 175 candidats délibérés, soit environ 15,8 %.
La dentisterie reste ainsi largement plus sélective que la médecine, mais l’écart s’est légèrement réduit en 2026.
Scores : la physique et labiologie ont particulièrement fait mal en 2026
Lorsqu’on analyse les résultats matière par matière, la difficulté de l’épreuve apparaît encore plus clairement malgré l’augmentation du nombre d’admis.
La comparaison des résultats de 2025 et 2026 révèle des évolutions importantes selon les matières. La biologie et la physique enregistrent les baisses les plus marquées, tandis que les mathématiques connaissent un recul plus modéré. À l’inverse, les moyennes progressent en chimie et au Transversal A. Le Transversal B affiche également une diminution par rapport à l’année précédente.
Ces différences rappellent un principe essentiel aux futurs candidats : il est risqué de concentrer toute sa préparation sur une ou deux matières supposées plus importantes ou plus faciles. D’une année à l’autre, la difficulté relative des différentes parties du concours peut évoluer fortement.
Lorsque les moyennes générales sont faibles, quelques réponses correctes supplémentaires en physique, en biologie ou en mathématiques peuvent créer un écart important dans le classement.
Résidents et non-résidents : un écart toujours considérable
Le statut de résident reste également déterminant dans la lecture des statistiques.
En 2026, environ 43,8 % des résidents ont été admis, alors que du côté des non-résidents, ils sont environ 16,9 %. L’écart est donc très important.
Pour les étudiants venant notamment de France, ce chiffre doit être pris très au sérieux. Être non-résident ne rend évidemment pas l’admission impossible, mais la contrainte réglementaire rend le classement particulièrement compétitif.
Première tentative ou répétant : l’expérience semble faire une vraie différence
Autre statistique particulièrement intéressante pour les candidats qui viennent d’échouer : celle des répétants.
Parmi les nouveaux candidats délibérés, ils sont environ 32,6 % à avoir été admis. Chez les répétants, cette proportion monte à environ 45,2 %. L’écart dépasse donc 12%. Il était déjà visible en 2025, mais il s’accentue cette année.
Cette donnée mérite néanmoins d’être interprétée avec prudence. Elle ne signifie pas que passer le concours une première fois « pour voir » constitue une bonne stratégie.
Les répétants forment nécessairement une population particulière : certains ont déjà acquis une connaissance précise du concours, identifié leurs faiblesses et consacré une année supplémentaire à leur préparation.
Le message à retenir est plutôt qu’un premier échec n’empêche absolument pas une réussite ultérieure, à condition que la deuxième préparation corrige réellement ce qui n’a pas fonctionné lors de la première tentative.
Ce que les futurs candidats au concours 2027 doivent retenir
Les statistiques 2026 envoient un message plutôt encourageant, mais elles ne doivent pas donner une fausse impression de facilité.
Le nombre de lauréats est passé de 1 648 à 1 947 en un an, et le taux global d’admission parmi les candidats délibérés est passé d’environ 31,1 % à 35,4 %. En médecine, il approche même les 40 %. Pourtant, les scores moyens ont baissé et certaines matières affichent des résultats extrêmement faibles.
C’est précisément la particularité d’un concours : vous ne devez pas atteindre une moyenne prédéterminée, vous devez faire mieux que suffisamment d’autres candidats pour être classé en ordre utile.
Pour préparer l’édition 2027, l’objectif ne devrait donc pas simplement être de « connaître son cours ». Il faut développer une maîtrise équilibrée des différentes matières, apprendre à résoudre efficacement des QCM sous contrainte de temps et être capable de rester performant lorsque l’épreuve est plus difficile que prévu.
Les chiffres des répétants montrent également qu’une préparation supplémentaire peut profondément modifier les chances de réussite. Mais cette année supplémentaire n’est réellement utile que si elle permet de transformer les faiblesses identifiées en compétences solides.
Pour les futurs candidats, la conclusion est donc simple : ne cherchez pas à prédire quelle matière sera facile ou difficile l’année prochaine. Préparez-vous à pouvoir faire la différence, quelle que soit la difficulté de l’épreuve.
C’est justement tout l’enjeu d’une préparation structurée au concours : comprendre les attentes, consolider les bases scientifiques, travailler ses points faibles, maîtriser les QCM et arriver le jour J avec suffisamment d’entraînement pour transformer ses connaissances en points.
Car dans un concours où le classement décide de l’admission, chaque point gagné peut représenter plusieurs places — et parfois la différence entre une nouvelle tentative et une rentrée en médecine ou en dentisterie.
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